Calendrier des séances de catéchèse pour les enfants. Закон Божий для детей (на французском языке)

Les samedis 1-er décembre, 12 janvier, 2 février, 9 mars, 6 avril et 11 mai. Inscription préalable auprès d’Olga Bepoldin : 06 62 14 60 28

В субботы 1-ого декабря, 12-ого янвяря, 2-ого февраля, 9-ого марта, 6-ого апреля и 11-ого мая. Предварительная запись у Ольги Bepoldin : 06 62 14 60 28

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Liturgie du dimanche 29 Juillet 2018

           Les Evangiles soufflent le chaud et le froid. De nombreuses citations mettent l’accent sur la difficulté d’entrer au Royaume – la plus connue est la comparaison de l’entrée au Royaume avec le passage d’un chameau par le chas d’une aiguille. L’interprétation littérale indique, qu’un miracle mis à part, c’est absolument impossible – et il ne nous reste plus qu’à compter sur la seule miséricorde divine. L’interprétation « géographique », d’après laquelle le « Chas d’une aiguille » serait le nom d’une porte d’entrée, très basse, à Jérusalem, que les chameaux devaient franchir à genoux, cette interprétation met l’accent sur la difficulté de l’opération, mais la rend tout de même possible.

         Les deux textes du jour, l’apôtre et l’Evangile, offrent des raisons d’espérer. Comme l’apôtre Pierre, nous manquons de foi. Et malgré son manque de foi, Pierre est sauvé de la noyade par le Christ, qui se contente d’une réprimande. Si nous supplions Dieu de nous sauver, comme Pierre l’a fait, nous pouvons être sauvés, comme lui, l’homme de peu de foi. Saint Paul, plus connu pour sa sévérité que pour un éventuel laxisme, va dans le même sens. Au jour du jugement, « chacun recevra son salaire à la mesure de son propre travail » – écrit-il, dans sa 1-ère épître aux Corinthiens, juste une ligne avant le début de l’extrait lu aujourd’hui. Un peu plus loin, il affirme que  » Le jour du jugement, (…) celui dont l’œuvre subsistera, recevra un salaire, celui dont l’œuvre sera consumée (par le feu) en sera privé; lui-même sera sauvé, mais comme on l’est à travers le feu ». Que veut dire exactement l’apôtre ? C’est loin d’être clair – une partie des Occidentaux l’a interprété comme une allusion à ce qu’ils ont appelé le purgatoire. Nous ne les avons pas suivis sur cette voie. Nous n’obtiendrons de vraie réponse que dans l’au-delà.

          Ce dont nous sommes certains, c’est que chaque être humain, même le plus mauvais selon nos critères, est aimé de Dieu. Nous savons également que si le Christ-homme avait Ses préférences – Il aimait Jean plus que les autres, Il n’en aimait pas moins les autres. Et l’apôtre Pierre a été sauvé malgré toutes ses petites et grandes trahisons. Le bon larron a été sauvé, lui aussi, malgré son passé de brigand. Nous pouvons donc, nous aussi espérer en la compassion et la mansuétude divines pour compenser notre imperfection. Saint Isaac le Syrien abonde dans ce sens : « Nos innombrables péchés seraient comme une poignée de sable, jetée dans l’océan de la mansuétude de Dieu » – a-t-il écrit. Et il se mettait lui-même dans la catégorie des pécheurs. Que cela nous rassure, mais ne nous dispense pas de fournir des efforts permanents, comme si notre salut dépendait exclusivement de nous.

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Liturgie non prévue dans le calendrier des offices

Samedi 28 juillet: pannykhida du 9-ème jour après la naissance au Ciel de notre paroissienne et amie Isabelle Forty à 17h30, vêpres à 18h00.

Dimanche 29 juillet: liturgie à 10h00.

 

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Notre paroissienne et amie Isabelle Forty est née au Ciel le jeudi 19 juillet. Une première pannykhida a été célébrée auprès d’elle, une seconde en notre chapelle le samedi 21 juillet. La pannykhida du 9-ème jour sera célébrée le samedi 28 juillet à 17h30 à Saint-Prix, juste avant les vêpres.

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Nativité de Saint Jean Baptiste

            Nous fêtons aujourd’hui la Nativité de Saint Jean-Baptiste. L’appellation « Nativité » est réservée au Christ, à Sa Mère et à Saint Jean-le-Précurseur, celui qui a fait la jonction entre l’Ancien et le Nouveau testaments, celui qui a préparé ceux qui venaient se faire baptiser par lui dans le Jourdain à recevoir le Messie, annoncé par les prophètes.

            Saint Jean-Baptiste, l’oncle de Marie, la Mère du Christ, a institué « le baptême de conversion, demandant au peuple de croire en Celui qui viendrait après lui » – écrit Saint Luc dans les Actes des apôtres (Ac. 19, 4). C’est dans les Evangiles de Luc et de Jean que les informations sur Jean-Baptiste sont les plus complètes. Il est question de lui dès les premiers versets du premier chapitre de l’Evangile de Jean qui est lu la nuit de Pâques : « Il y eut un homme, envoyé de Dieu : son nom était Jean. Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient en Lui. Il n’était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la Lumière ». Quelques versets plus loin, l’évangéliste cite Jean le Précurseur : « voici Celui dont j’ai dit – après moi vient un homme qui m’a devancé, parce qu’avant moi, Il était ». Cela signifie que le Christ, en tant que Fils de Dieu, était préexistant, qu’Il était « Celui qui est » avant la Création, de toute éternité, et donc avant que Jean ne vienne au monde. Mais en tant que Dieu fait homme, Il est apparu sur Terre, Il est né après Jean. Et la vie publique du Christ a commencé après celle de Jean.

            Il est aussi écrit au chapitre 3 de l’Evangile de l’apôtre Jean qu’avant que le Baptiste ne soit jeté en prison et exécuté sur ordre du roi Hérode, il continuait de baptiser en même temps que le Christ, dans la vallée du Jourdain ».

          Le judaïsme avait et a toujours recours aux ablutions rituelles. Pour les Juifs, comme pour nous, l’eau a une action purificatrice. Le baptême institué par Jean était précédé d’une confession des péchés, et suivi d’une conversion, devant préparer ces baptisés de l’Ancien testament à accueillir le Christ. « Convertissez-vous, car le Règne de Dieu s’est approché – proclamait Jean-Baptiste – (…) moi, je vous baptise dans l’eau en vue de la conversion ; mais celui qui vient après moi est plus fort que moi, (…) Il vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu ». Ces paroles étaient trop mystérieuses pour être comprises immédiatement.

          La conversion proposée par Jean, comme celle demandée par le Christ restent d’actualité. Les recommandations faites par Saint Paul dans les lectures d’aujourd’hui reprennent celles que nous entendons juste avant le début du Grand-carême. Saint Paul exhorte les chrétiens de la communauté de Rome à devenir « des esclaves de la justice, maintenant qu’ils se sont libérés du péché ». L’expression « esclaves de la justice » serait avantageusement remplacée de nos jours par « serviteurs » de la justice ». En Eglise, quand on nomme quelqu’un au cours d’un office, l’on dit le serviteur de Dieu ou la servante de Dieu, et suit le prénom. Le mot esclave a une connotation péjorative – l’on est esclave du péché, mais l’on essaie d’être serviteur de Dieu. Lorsque nous péchons, lorsque nous n’accordons pas la priorité à Dieu, nous servons les forces du Malin dont nous devenons inconsciemment les esclaves.

          Dans l’extrait de l’épître aux Romains lu aujourd’hui, Saint Paul indique la marche à suivre pour  « rejeter les œuvres des ténèbres et revêtir les armes de la lumière ». Il faut « se conduire honnêtement, comme en plein jour, sans ripailles ni beuveries, sans débauches, querelles et jalousies ». Faisons donc notre possible pour accorder la priorité à Dieu. Profitons de la pause estivale pour réfléchir à nos priorités et privilégier le spirituel par rapport au matériel. Exerçons nous à faire de notre prochain, et donc de Dieu, le centre de nos préoccupations.

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Dimanche des Saints locaux – 2-ème dimanche après la Pentecôte

         Avant la communion, le célébrant, élève l’Agneau qui va être fractionné en proclamant : « Les saints Dons aux saints ! », c’est-à-dire aux chrétiens rassemblés. Le chœur répond au nom de l’assemblée des fidèles : « Un seul est saint, un seul est Seigneur, Jésus-Christ, à la gloire de Dieu le Père. ». Le dialogue mérite une explication. Le sens de l’adjectif saint est double – il signifie « qui appartient à Dieu » et il signifie également « qui dispose des attributs de Dieu, qui est parfait ». Dans les premiers temps du christianisme, le mot saint désignait simplement les chrétiens, dans la mesure où ils affichaient leur appartenance à Dieu. Plus tard, l’Eglise a réservé le terme à ceux qu’elle propose comme modèles à l’ensemble des fidèles. Cela ne signifie pas que les saints reconnus par l’Eglise sont parfaits, mais qu’ils sont plus proches de Dieu que les autres, malgré leur imperfection. Et la manifestation de cette proximité avec Dieu est différente pour chacun d’entre eux. Dans sa liturgie, saint Jean Chrysostome met l’accent sur l’imperfection de tout être humain, y compris celle des saints – dans la prière avant la communion. Il cite l’apôtre Paul. « Je crois, Seigneur, et je confesse – est-il dit, que Tu es en vérité le Christ, le Fils du Dieu vivant, venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier ». Saint Paul, et tous les saints reconnus par l’Eglise, sont conscients de leur état de pécheurs.

        Dans la deuxième épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit que « pour qu’il ne soit pas, lui Paul, enflé d’orgueil, à cause de l’excellence des révélations, (qu’il a eues), il lui a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour le souffleter et l’empêcher de s’enorgueillir. Trois fois il a prié le Seigneur d’éloigner Satan de lui, et le Christ a répondu que Sa grâce suffisait, car Sa puissance s’accomplissait dans la faiblesse ». Dieu respecte la liberté de l’homme et sa faiblesse. Il ne lui impose pas la perfection, Il ne le rend pas parfait alors que ce serait si simple. Cela pose problème à beaucoup de monde, aux chrétiens, comme aux personnes qui ne sont pas ecclésialisées. Et les athées et agnostiques demandent à ceux qui confessent un Dieu bon d’expliquer pour quelles raisons Il permet le mal dans le monde, alors qu’Il est tout-puissant. Dostoïevski, écrivain orthodoxe par excellence, évoque la question dans le dialogue entre deux frères, dans son roman Les frères Karamazov : Ivan Karamazov pose la question suivante à son frère Alexis : «  Si tu étais l’architecte des destinées humaines et désirais bâtir un monde où l’humanité trouverait le bonheur, le calme et la paix, entreprendrais-tu cette œuvre, sachant qu’elle ne pourrait être réalisée qu’au prix de la souffrance, ne fût-ce que d’un seul petit être innocent ? De cette enfant, par exemple, qui se frappait la poitrine à coups de poings ? Si l’édifice ne pouvait être bâti que sur les larmes de cette petite, si c’était une nécessité inéluctable sans laquelle le but ne pourrait être atteint, consentirais-tu encore à être l’architecte de l’univers dans de telles conditions? – Non, je n’y consentirais pas, répondit Aliocha d’une voix ferme. » La question ne trouve donc de réponse satisfaisante ni pour Dostoïevski, ni pour nous.

           La semaine dernière, l’Eglise a fêté les saints du monde entier, aujourd’hui nous fêtons les saints locaux. Dimanche dernier, l’accent a été mis sur l’universalité de l’Eglise. Ce dimanche, l’accent est mis sur les particularités locales. La conjonction des deux fêtes marque l’unité de l’Eglise et sa diversité. La diversité est parfaitement compatible avec l’unité et enrichit même cette unité. Nous sommes tous appelés à la sainteté, nous sommes tous appelés à être « le sel de la terre », chacun à sa façon. Nous en sommes loin. Ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Nous ne serons pas jugés sur nos résultats qui seront toujours insuffisants, mais sur nos efforts, notre persévérance, sur notre faculté à nous relever après chaque chute, sur notre volonté de progresser sur le chemin qui mène au Royaume. Et nous aurons toujours une « écharde dans notre chair » qui nous aidera à ne pas sombrer dans l’orgueil, le plus grand obstacle sur la voie du salut, et nous rappellera que sans aide de l’Esprit, nous ne pouvons rien, comme vous l’entendez souvent.

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Ascension et Pentecôte

        Ascension et Pentecôte sont deux fêtes qui forment un ensemble. L’Ascension annonce la Pentecôte, qui la couronne et la complète. L’Ascension est une séparation. Elle est, en tant que telle, source de tristesse. C’est résumé dans l’une des stichères des vêpres de la fête : « Seigneur, lorsque les apôtres T’ont vu T’élever sur les nuées, Toi le Christ, Donateur de vie, remplis de tristesse, ils se lamentaient et en larmes, ils disaient : « Maître, ne nous laisse pas orphelins, nous, Tes serviteurs que Tu as aimés dans Ta bonté, car Tu es compatissant. Mais, comme Tu l’as promis, envoie-nous Ton Esprit très Saint, afin qu’Il illumine nos âmes ».

        Les évangélistes Matthieu et Jean passent l’Ascension sous silence. L’évangéliste Marc se contente d’une phrase : « le Seigneur Jésus, après avoir parlé aux disciples fut enlevé au ciel et S’assit à la droite de Dieu ». Le seul qui ait rapporté l’événement plus en détails, dans son Evangile et dans les Actes des apôtres, dont il est également l’auteur, est l’évangéliste Luc. Dans le dernier chapitre de son Evangile, il évoque les recommandations faites par le Christ aux onze apôtres, juste avant l’Ascension, quand, dans un premier temps, anticipant la Pentecôte « Il leur ouvre l’intelligence pour qu’ils comprennent les Ecritures ». L’apôtre termine en rapportant qu’après que « le Christ a été emporté au ciel, les apôtres retournèrent à Jérusalem pleins de joie ». La compréhension des Ecritures, et de l’enseignement du Christ, n’a été ni immédiate, ni complète. Quand les apôtres demandent au Christ « si c’est maintenant le temps où Il va rétablir le Royaume pour Israël », les apôtres, commettent la même erreur que la foule qui avait accueilli triomphalement le Christ à Jérusalem avant Sa Passion,

         Pour que les apôtres soient capables « d’enseigner la Bonne nouvelle à toutes les nations », il leur fallait le soutien et l’action de l’Esprit. C’est Sa descente sur les apôtres, que nous fêtons aujourd’hui. Il est dit que « l’Esprit est descendu sous la forme de langues de feu qui se sont posées sur chacun d’entre eux. Et remplis de l’Esprit Saint, ils se mirent à parler en d’autres langues », pour être compris de tous, stupéfiant la foule, composée de Juifs et de prosélytes, c’est-à-dire de païens convertis au judaïsme. Tous étaient venus à Jérusalem de presque toutes les parties du monde connu de l’époque – Parthes, Mèdes, Grecs, Arabes d’Egypte et de Libye, et Juifs de Rome. Déconcertées par ce miracle, trois mille personnes se convertirent, les autres, préférant en rire, mettant tout sur le compte de la boisson, comme si les apôtres s’étaient enivrés.

         A notre baptême, nous avons été lavés du péché par l’eau des fonts baptismaux. Nous avons reçu l’Esprit, immédiatement après, au cours de la chrismation – les langues de feu ont été remplacées par le saint chrême dont nous avons été oints. Le don des langues, malheureusement, a été réservé aux apôtres et, semble-t-il de façon ponctuelle. Le Christ n’est plus présent parmi nous physiquement, comme Il l’a été auprès des apôtres, pendant quarante jours, après Sa résurrection. Mais Il est invisiblement présent à chacune de nos liturgies, et à chaque fois que deux ou trois sont réunis en Son Nom. Quant à l’Esprit, « Il est partout présent et Il emplit tout » – la conscience de ces présences est à la mesure de notre foi. A nous de demander la présence de l’Esprit en nous et de faire notre possible pour L’accueillir, le plus dignement possible, avec la conscience de ne pas la mériter. A nous de croire en la présence du Christ parmi nous, présence réelle, matérialisée au cours de la communion aux Saintes Espèces.

            Malgré tous les avantages qu’ils ont eu sur nous, les apôtres n’ont pleinement compris et intégré l’enseignement du Christ qu’à la Pentecôte. Nous, nous sommes dans la situation de ceux dont le Christ a dit : « bienheureux, ceux qui ont cru, sans avoir vu ». Cela signifie que tout dépend de notre foi. Ne partons pas perdants. Même si les conséquences de la chute du premier homme sont loin de faciliter notre croissance spirituelle, la miséricorde divine est là pour compenser nos doutes et notre manque de foi. Mais nous devons le désirer vraiment et nous relever à chaque chute.

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Calendrier prévisionnel des offices 2018-2019

(sauf mention contraire : vêpres à 18h00, liturgies à 10h00)

Septembre :

dimanche 9 : (pas de vêpres le samedi 8) liturgie, suivie d’agapes de rentrée, puis vêpres de la Création.

samedi 22, dimanche 23

Octobre :

samedi 6, dimanche 7

samedi 20, dimanche 21

Novembre :

samedi 3, dimanche 4

samedi 17, dimanche 18

Décembre :

samedi 1, dimanche 2

samedi 15, dimanche 16

lundi 24 : offices de la Nativité à 20h00 ou 20h30 (après consultation)

Janvier :

samedi 12, dimanche 13 : report de la Théophanie

vendredi 25, samedi 26 : liturgie, dimanche 27 : horaires et offices à préciser, ils seront fonction du pèlerinage commun avec la paroisse catholique à l’occasion de la fête de Saint Prix, évêque de Clermont.

Février :

samedi 2 : vigiles de la Sainte Rencontre, dimanche 3 : fête paroissiale, suivie d’agapes festives.

samedi 16, dimanche 17

Mars :

samedi 9, dimanche 10 : liturgie, suivie d’agapes modestes, puis des vêpres du Pardon

jeudi 14 : lecture du canon de Saint André (18h30)

samedi 23 mars : office de l’onction des malades à 18h00, dimanche 24 : liturgie

Avril :

samedi 6, dimanche 7

samedi 20 : liturgie de Lazare (10h00), vigiles des Rameaux (18h00),

dimanche 21 : dimanche des Rameaux (10h00)

jeudi 25 : offices du Jeudi saint (19h00)

vendredi 26 : offices du Vendredi saint (19h00)

samedi 27 : matines et liturgie de Pâques (20h30)

Mai :

samedi 11, dimanche 12

samedi 25, dimanche 26

Juin :

mercredi 5 : vêpres et liturgie de l’Ascension (18h30)

 

 

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Ascension 2018

Mercredi 16 Mai : vêpres de l’Ascension à 18h30, liturgie à 19h00

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2-ème dimanche de Carême 03/2018

Le récit de la guérison spectaculaire, opérée par le Christ à Capharnaüm, probablement dans la maison de l’apôtre Pierre, nous concerne directement, comme chaque page des Evangiles. L’apôtre Jacques nous demande dans son épître « de prier les uns pour les autres afin d’être guéris, car la requête d’un juste agit avec beaucoup de force ». Les justes auxquels il s’adresse sont les chrétiens de base, ceux qui observent ou essaient d’observer la Loi avec un grand « L ». Les quatre porteurs qui ont apporté le paralytique aux pieds du Christ, en passant par le toit, qu’ils ont démonté en partie, n’étaient sans doute pas des saints, ils n’étaient sans doute pas parfaits et pourtant leur prière a été entendue. Le paralytique est reparti sur ses pieds, alors que lui-même n’avait rien demandé. Les amis du paralytique ont pris l’initiative, ils ont fourni un effort, et ils l’ont fait par amour, par charité et ils ont fait œuvre de foi.

Notre paroisse est petite, nous nous connaissons tous, nous entretenons tous des relations d’amitié. L’exemple des amis du paralytique nous parle d’autant plus. Dans notre contexte, il nous est naturel, même si ce n’est pas toujours facile, de porter les malheurs, les souffrances et les fardeaux les uns des autres. L’étape suivante serait d’adopter la même attitude au-delà de notre communauté, même si cela requiert davantage d’efforts, même si cela nous est moins évident.

Il peut nous sembler que nos prières ne sont pas toujours entendues, que nous ayons prié pour les autres ou pour nous. Les miracles du Christ rapportés par les évangélistes ont été nombreux, mais ils ont été tout de même exceptionnels au sens propre. Dans l’histoire de la chrétienté, les miracles sont l’exception – l’écrasante majorité des demandes de guérison n’aboutissent pas, ou en tout cas, n’aboutissent pas au résultat escompté par ceux qui les demandent. Il est presque impossible d’expliquer pour quelles raisons des prières sont exaucées ou ne le sont pas. Parmi les malades ou les infirmes qui ont demandé ou demandent leur guérison à Dieu, il y a eu, et il y a encore certainement, des personnes qui, selon nos critères humains, mériteraient pourtant d’être guéries. « Les voies du Seigneur sont impénétrables » – a écrit l’apôtre Paul dans son épître aux Romains. Cette affirmation prend ici tout son sens.

Dans la mesure où les évangélistes ne rapportent pas les cas où le Christ aurait refusé de guérir quelqu’un, mais seulement ceux où Il a fait des miracles, l’on ne peut que tenter de trouver les raisons pour lesquelles Il a bien voulu les faire. Il est écrit qu’Il a eu pitié ou que les miracles avaient pour but de manifester la puissance de Dieu. Nous savons pourtant que les témoins de miracles peuvent être troublés dans un premier temps, avant de trouver ensuite des explications rationnelles, s’ils n’ont pas envie de croire. Et pour quelles raisons le Christ aurait-Il pitié de certains et pas d’autres ? Nous n’avons aucune réponse satisfaisante à cette question. La souffrance que l’on peut éprouver, comme celle dont on est le témoin, peuvent faire chanceler la foi. Elles sont des épreuves que l’on est appelé à surmonter.

Dans les récits évangéliques la guérison physique est presque toujours associée à la guérison spirituelle. Nous avons tendance à accorder plus d’importance à la guérison physique, alors qu’elle n’est que provisoire, alors que même une résurrection, comme celle de Lazare, l’ami du Christ, n’est qu’un sursis. La guérison spirituelle, si elle est définitive, débouche sur l’éternité, sur notre vie dans l’au-delà. Un prêtre russe du début du siècle dernier a eu une formule qui résume tout, même s’il ne pensait pas spécialement aux miracles – « notre vie sur terre ne serait que la courte préface du livre que sera notre vie dans l’éternité ».

Nous avons trop peu conscience de cela, pas plus que nous n’avons conscience de nos maladies spirituelles que les Pères de l’Eglise appellent « passions », à commencer par l’orgueil, qui nous fait précisément penser que nous n’en souffrons pas et que les passions ne nous concernent pas. Nous avons tendance à demander à Dieu de nous éviter les souffrances physiques, les ennuis matériels et à reléguer nos maladies spirituelles au second plan. Dieu n’est pas à l’origine de nos souffrances. La souffrance physique, morale ou même spirituelle, héritage de la faute du premier homme, reste un problème incontournable. Dieu agit parfois pour atténuer nos souffrances ou nous les éviter, mais trop rarement à notre goût. La souffrance a parfois des effets positifs, si elle est acceptée et assumée, si elle est sublimée, mais il ne faut jamais la rechercher. A l’inverse, elle peut avoir avoir pour conséquence un sentiment de révolte contre Dieu. Il faudrait être capable de la relativiser, dans la mesure du possible. C’est facile à dire, mais très difficile à faire.

Hier soir, au cours de l’office d’onction des malades, nous avons demandé notre guérison spirituelle. Dans le même temps nous avons également demandé la santé physique, qui dans la hiérarchie de nos valeurs occupe la première place. C’est humain, mais nous devrions inverser nos priorités. Essayons, au moins, de rétablir un certain équilibre et de placer les deux, la santé spirituelle et la santé physique au même niveau. Ce serait déjà un progrès. Et continuons de porter les fardeaux les uns des autres.

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