Lc 16, 19-31 Parabole du riche et de Lazare   Saint-Prix, novembre 2019

 La parabole est un genre littéraire, courant en Orient, et très présent dans le judaïsme. Un court récit imagé aiguise la curiosité. Ce genre littéraire, plutôt oral, est destiné à faire comprendre un enseignement moral ou religieux, aux enfants, comme aux adultes, incultes ou instruits, qui préfèrent écouter une histoire haute en couleurs plutôt qu’un long discours savant et rebutant. L’enseignement est dispensé de façon indirecte, mais attrayante. Les Evangiles comptent une cinquantaine de paraboles.

 Quand les apôtres demandent au Christ de leur expliquer la parabole du semeur, pourtant simple, Il répond de façon très mystérieuse « qu’à eux, il est donné de connaître (directement) les mystères du Royaume, alors qu’aux autres, c’est en paraboles – pour qu’ils voient sans voir et entendent sans comprendre ». Le Christ reprend une citation du prophète Esaïe. Dieu l’envoie parler au peuple, tout en le prévenant de ce qui l’attend: le prophète s’adressera au peuple qui l’écoutera, mais ne comprendra pas, et qui verra, sans voir.

La parabole du riche et de Lazare est moins facile à comprendre que celle du semeur. Et elle donne lieu à différentes interprétations, parfois contradictoires. Les protestants, s’appuient sur elle pour affirmer qu’il ne faut pas prier pour les défunts. Nous, orthodoxes, avons une autre approche. Cette parabole n’est pas une illustration de l’inutilité de prier pour les défunts. Pour Dieu, tous sont vivants, et donc les uns peuvent prier pour les autres, et inversement. Cette parabole n’est pas non plus un éloge de la pauvreté et une condamnation de la richesse. Les pauvres ne sont pas sauvés automatiquement par leur pauvreté, surtout si elle les rend envieux et violents. Les riches ne sont pas plus condamnés par leur richesse, surtout si elle a été acquise honnêtement et si elle leur a permis d’aider leur prochain. Même si le Christ précise que la richesse peut être un obstacle sur le plan spirituel.

Si le riche de la parabole est condamné, c’est parce que sa richesse, son confort et sa volonté de jouissances, lui ont fait oublier Dieu et son prochain. Vous avez entendu au cours de la dernière liturgie une citation du p. Nikon Vorobiov, qui affirmait « qu’au 20-ème siècle, les chrétiens ne pourraient obtenir le salut que par les souffrances et les maladies ». Cela nous ramène à la parabole du riche et de Lazare. Anesthésié par une vie plus qu’agréable, le riche ne s’est pas préoccupé de son avenir dans l’au-delà. Il a vécu comme s’il ne devait jamais mourir. L’on peut supposer que Lazare, lui, a eu une démarche inverse. Dans la maladie et la pauvreté, il a accepté son impuissance, il a acquis l’humilité, ce visa d’entrée au Royaume. Au riche qui veut que ses cinq frères soient avertis de ce qui les attend, s’ils ne changent pas de vie – il est répondu que s’ils ont négligé Moïse et les prophètes, il n’y a aucune chance pour qu’ils soient convertis par un miracle, comme celui de la résurrection de Lazare, un homme dont ils n’ont même pas le souvenir. Ils ont vécu à côté de lui, sans le voir, ignorant son existence. Et il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit-on avec raison.

Ne nous mettons pas dans la situation de ceux qui ont à leur disposition l’Ancien et le Nouveau testaments, l’enseignement des pères de l’Eglise et les exemples de vie offerts par les saints, et préfèrent cependant négliger tout cela au profit de la recherche d’une vie confortable. N’attendons pas un deuil ou une maladie grave pour comprendre ce qui est l’essentiel.

Pour ce qui est des allusions de la parabole au lieu de torture qu’est l’enfer – les détails donnés sont d’ordre matériel, dans un but didactique, car l’homme, à tort, a davantage peur de la souffrance physique que de la souffrance morale – plus abstraite. Dans la parabole, la souffrance physique symbolise la souffrance morale. Il ne peut y avoir de souffrances physiques, dans le lieu de verdure et de repos où iront les âmes des justes – comme il est chanté dans la panykhida, dans l’office pour les défunts. Dieu ne peut être à l’origine de souffrances physiques. Ceux qui auront délibérément fait les mauvais choix sur terre seront les propres artisans de leur immense souffrance morale. Imaginons quelle serait notre gêne, notre honte, puis notre souffrance, devant le regard d’une personne que nous aurions trahie, en particulier un proche que nous aimons et qui nous aime, un parent, un conjoint, un enfant ou un ami. Son regard exprimerait le désarroi, l’incompréhension et une immense déception. Et nous aurions envie de disparaître sous terre, et ne le pourrions pas. Ce serait l’enfer.

Faisons notre possible pour ne pas nous retrouver dans cette situation, quand nous rencontrerons le Dieu qui nous aime.

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Dimanche 3 Novembre Saint-Prix 2019

 Dans les Evangiles, il est plusieurs fois demandé au Christ ce qu’il faut faire pour « recevoir la vie éternelle en partage », ou dit autrement, pour « gagner sa place au Royaume ». C’est la question que tout chrétien conséquent, et donc nous tous, devons nous poser. Cette question sous-entend plusieurs choses. Nous sommes mortels, et la conquête du Royaume sur terre, déjà en ce monde, est l’exception. Tout le monde n’est pas Saint Séraphim de Sarov. Pour nous, il s’agit de préparer ici-bas notre vie dans l’au-delà. Notre statut y dépendra de la façon dont nous avons vécu sur terre. Le Christ appelle les plus courageux et les plus motivés à tout quitter pour Le suivre. Il est demandé aux autres de faire leur possible pour observer Ses commandements et de s’en remettre à la mansuétude divine. Après tout, le Christ a dit « qu’Il était venu sauver les pécheurs et non ceux qui se prétendent justes ».

Jean de Valaam a écrit que « notre vie ici-bas était un chemin et une préparation pour l’éternité ». La même idée a été reprise ailleurs, de façon imagée – « notre vie sur terre serait une introduction au livre qu’est notre vie dans l’au-delà ».

C’est donc nous qui déterminons notre sort. Notre responsabilité est immense, notre conduite sur terre déterminera notre vie dans l’éternité. C’est tout sauf anodin. Cela vaut la peine d’y réfléchir dans un monde où, à l’inverse, l’on cherche toujours à trouver un responsable pour tout ce qui dérange.

Les Pères de l’Eglise proposent différentes voies à suivre. Ils n’inventent rien. Imprégnés par les Ecritures, imprégnés par les Evangiles, ils mettent leur vie en conformité avec l’enseignement du Christ et recommandent à tous d’en faire autant. L’on peut classer le Père Nikon Vorobiov dans la catégorie des Pères de l’Eglise contemporains. Ses recommandations sont simples à comprendre et difficiles à appliquer. Il s’adresse à ses paroissiens de province, en Russie soviétique. Il ne s’attendait certainement pas à ce que ses lettres soient rassemblées et publiées d’abord en Russie, puis traduites en français. Ses conseils sont donc ciblés, mais la plupart d’entre eux peuvent nous être utiles.

Il écrit qu’au 20-ème siècle « les chrétiens ne pourront obtenir le salut que par les souffrances et les maladies, et (…) qu’il est difficile de chercher le salut quand on vit parmi des incroyants ». Nos souffrances, en Occident, sont bien supportables. La maladie, elle, ne connaît pas de frontières et est présente à toutes les époques depuis la chute d’Adam. Pour ce qui est de l’incroyance, elle ne se manifeste pas de façon violente dans nos sociétés, mais elle est omniprésente.

Le p. Nikon ajoute que « les gens bien portants et heureux oublient Dieu et ne pensent pas à la vie future – ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir ». Cette description s’applique parfaitement à notre monde moderne. Il est écrit ensuite que « les souffrances et la maladie détournent l’homme des attraits de ce monde et l’incitent à se tourner vers Dieu ». C’est une des réponses possibles au reproche qui est fait à Dieu, quand, nous ne comprenons pas pourquoi Il laisse faire le mal.

Le père Nikon insiste beaucoup sur un point qui nous concerne tous – « la voie qui mène au salut passe par la prise de conscience de ses propres péchés, et non par la condamnation, par le jugement de son prochain (qui nous engagent dans une impasse). Celui qui juge son prochain ne voit pas ses propres péchés ».

Que faut-il retenir de tout cela ? Notre vie sur terre est courte, et elle n’est qu’une transition avant la vie éternelle. Les deux forment un tout. Nous avons tendance à l’oublier, comme nous oublions que nous serons jugés de la façon nous aurons jugé notre prochain – facilité que nous nous octroyons régulièrement, sans problème, car cela nous permet de relativiser nos propres transgressions.

Il y a plusieurs années, il vous a été distribué ici une prière pénitentielle, adaptée d’un modèle, proposé à ses fidèles par le p. Vladimir Lapchine de Moscou, qui lui-même avait adapté la version proposée par le p. Alexandre Men’. Cette prière donne des pistes pour les examens de conscience, quand on ne sait pas quoi dire en confession. Moins nous nous occuperons des péchés des autres, plus nous aurons le loisir de nous occuper des nôtres et de faire preuve de mansuétude envers notre prochain.

 P.S. Ceux qui n’ont pas le texte de la version française de cette prière peuvent la retrouver maintenant sur le site, ainsi que la version russe du p. Vladimir Lapchine qui apparaît en premier sur le site – la version française est en dessous.

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Покаянная молитва о. Владимира Лапшина Prière pénitentielle du p. Vladimir Lapchine

Общая покаянная молитва   о. Владимир Лапшин

Мы постоянно согрешаем перед Богом тем, что забываем о Нем в суете нашей жизни. Даже нельзя сказать, что и забываем — ведь забыть можно того, кого знаешь, кого помнил, а в нашей жизни чаще всего Бога просто нет. Мы не можем Его забыть, потому что мы Его и не знаем, потому что мы никогда Его и не помнили. Мы не раз с вами говорили о том, что в нашей жизни есть религия. В нашей жизни, может быть, даже есть идея Бога, есть определенные представления о Боге, есть определенные правила, религиозные предписания — то есть все то, что можно назвать религией. Но нет Бога. Нет Бога Живого, Бога, Которого бы мы любили, Бога, с Которым бы мы общались, Бога, Которого бы мы слушали, Бога, которому бы мы доверяли свою жизнь, Бога, за Которого мы готовы были бы умереть. Ведь что такое любить? Любить кого-то — это, значит, быть готовым отдать жизнь свою за этого человека. Или — за Бога. Первая заповедь — Господь говорит: «Возлюби Господа Бога твоего всем сердцем твоим, всею душою твоею, всем разумением твоим» — вот эту-то заповедь мы не исполняем. Мы не любим Его, потому что Его просто нет в нашей жизни. Но самое страшное — то, что мы порой просто и не хотим Его знать. Мы не хотим, чтобы Он был в нашей жизни. Нас вполне устраивает религия. Нас вполне устраивают правила, которые мы можем выполнять, а можем не выполнять — мы всегда найдем себе оправдание: почему я не исполнил ту или иную заповедь, мы всегда найдем себе какие-то смягчающие обстоятельства, если нам не удалось выполнить то или иное религиозное предписание. А что будет, если в нашу жизнь ворвется Бог? Если Он начнет действительно владычествовать, если Он действительно проявит Свою силу и власть — да что же это за жизнь будет? Зачем это нужно? И мы не впускаем Его. Мы не знаем Его, и знать не хотим. Конечно, мы Ему прямо этого не говорим, мы не говорим Ему: «Я Тебя не знаю, и знать не хочу. Я Тебя не люблю и не хочу любить. И не хочу за Тебя умирать и не хочу жить с Тобой», — конечно, мы до такой наглости не доходим. Но всей своей жизнью, всем своим поведением, всеми своими отношениями мы свидетельствуем именно об этом. Мы это прикрываем благочестивыми словами, благочестивыми молитвами, которые вычитываем по молитвеннику. Ведь мы с Ним не общаемся: любить кого-то — это, значит, быть в постоянном общении с этим любимым. Это значит — постоянно с ним говорить, его слушать. Может быть, просто быть рядом, чтобы сердца бились в унисон. Но в нашей жизни этого нет. Но мы понимаем, что вроде что-то должно быть, поэтому вот это общение, вот эту подлинную молитву мы заменяем молитвословием, молитвенным правилом: отбарабанили утреннее правило — ну и хорошо, вроде я помолился, отбарабанили вечернее правило — вроде бы и замечательно. Но это же… это же страшная подмена, это ложь. Это ложь. Это не молитва, это не общение с Богом, это не проявление любви. Представьте себе — здесь люди все взрослые — что вы кому-то … ваш муж или ваша жена, или просто любимый человек, и вот была любовь — сколько красивых слов вы находили! Вам не нужен был Пушкин, вам не нужен был Шекспир, вам не нужны были сонеты Шекспира, вы обходились своими словами, вы находили простые и в то же время красивые, удивительно глубокие слова для того, чтобы передать свою любовь. И потом что-то куда-то исчезло. Но вы понимаете, что общение-то должно какое-то быть. И вот вы отделываетесь дежурными фразами, какими-то дежурными словами. Можете стихи прочитать. Но вы прекрасно понимаете, что любви-то нет. И что это ничего не передает, это просто затыкает дырку в бублике, это заполняет паузу неловкую. Вот то, что мы называем молитвой, то, что мы называем нашими отношениями с Богом, то, что мы называем нашей духовной жизнью — это и есть вот эта дырка от бублика, которую мы пытаемся заполнить. Это и есть заполнение паузы. Мы должны это понять. Мы должны это признать, честно. Лучше честно сказать: «Да, Господи, все на самом деле так, все так катастрофически, все так страшно. Но я не хочу, чтоб так было, я понимаю, что так нельзя. Помоги мне Сам, хочу я или не хочу. Помоги мне, спаси меня, вытащи меня!» И это будет честнее, это будет правильно, вот тогда действительно что-то в нашей жизни будет происходить, меняться. А ведь можно годами, годами замазывать вот эти трещины, щели, прикрывать, маскировать все это. Видимым благочестием. А потом с ужасом понять, что десять, двадцать, тридцать лет прожил, пробыл в Церкви, ходил в церковь — и ничего не произошло. Люди приходят, часто порой говорят, с ужасом говорят: «Я стал хуже, чем я был когда-то». Может быть, реально, действительно. Не в том смысле даже, что мы стали совершать какие-то более страшные поступки, нет. Это не так страшно на самом деле. Это не так страшно. Страшно — когда мы вообще просто перестаем что-то замечать. Страшно — когда мы просто перестаем что-то чувствовать. Страшно — когда наступает отупение, окаменение сердечное. Отупение чувств — вот что страшно. Это — то, что обличал Господь, Он постоянно говорил: «Горе вам! Горе вам, книжники и фарисеи, горе!» Потому, что действительно, Живого Бога они заменили книгами, обрядами, предписаниями, молитвословием и так далее. Но ведь это все в нашей жизни, все то же самое. Все то же самое.

Господи, прости нас грешных!

Мы согрешаем тем, что постоянно забываем благодарить Его за те испытания, за те скорби, за те трудности, которые Он посылает в нашу жизнь. Мы никак не хотим понять, принять, смириться с тем, что вот это и есть то, что нам сегодня более всего необходимо. Ведь мы, в конечном счете, хотим, хотим где-то в глубине, в самой глубине, там, где дыхание Божие живет в каждом из нас, то, что от Духа Божия — вот в той глубине каждый из нас хочет все-таки соединиться с Богом. Каждый из нас все-таки хочет спасения. Но спасение невозможно без духовной работы. Спасение невозможно без духовного возрастания. Мы не раз говорили, что Царство Божие — это не царство калек, духовных и нравственных уродов. Царство Божие — это царство святых, это царство совершенных, это царство обоженных людей. И этими святыми, совершенными, обоженными должны стать мы. И мы не раз с вами говорили о том, что мы мало, что можем для этого сделать. Бог дает нам обожение, Бог освящает, Бог совершенствует. Но Он это делает через те испытания, через те скорби и трудности, через которые мы должны пройти. Такая духовная работа. Господь ставит задания, Господь создает эти условия, Господь разрабатывает методику, скажем так, но делать-то мы должны. С Его помощью, по Его советам, по Его наставлениям, следуя за Ним. Но — мы. За нас этого никто не сделает. И мы должны были бы благодарить Бога за Его доверие к нам, за то, что Он дает этим испытаниям входить в нашу жизнь. Но вместо благодарения — ропот, ворчание, постоянное недовольство…

Господи, прости нас грешных!

Мы согрешаем тем, что, не желаем понимать или принимать эти, по сути, самые начала христианства. Ведь то, о чем я сейчас говорил, это не какие-то вершины духовной жизни, это не какие-то тайны откровения Божия — это начала христианства, это самые азы, это то, о чем должны говорить в первый день в первом классе детской воскресной школы. Это — то, с чего христианство начинается. Господь говорит: «Если кто хочет следовать за Мной, кто хочет быть христианином — отвергнись себя (то есть: забудь о себе), возьми свой крест и иди за Мной на Голгофу». Христианство — с этого только начинается. Но мы не хотим. Не хотим, чтобы оно начиналось в нашей жизни. Мы не хотим креста, мы не хотим Голгофы, мы не хотим следовать за Христом. Поэтому мы просто подменяем христианство языческой религией. Ведь то, во что мы превращаем христианство, то, что порой мы называем православием — это самый примитивный шаманизм, и мы не раз об этом с вами говорили.

Господи, прости нас грешных!

Мы согрешаем и против людей. Согрешаем той же нелюбовью: как мы не любим Бога, мы точно так же не любим и людей. Мы бываем равнодушны к страданиям других, бываем жестоки, очень часто гневаемся, раздражаемся.

Господи, прости нас грешных!

Мы согрешаем осуждением других людей, тем самым, осуждая самих себя. Ведь Господь говорит: «Не судите! Не судите, и не судимы будете. Каким судом судите других, таким судом и вас будут судить. Какой мерой мерите другим, такой мерой и вам отмерится».

Мы согрешаем порой завистью к другим людям, согрешаем злорадством, согрешаем какими-то гнилыми, грязными, ненужными словами, ложью, наговорами, слухами, сплетнями, пересудами, порой даже не считая это грехом. Очень часто какие-то пересуды, обсуждения кого-то становятся нормой нашей жизни. Мы постоянно начинаем наши разговоры: «А ты знаешь, вот он (или «она») вот то-то и то-то, а вот он-то…» Мы много раз с вами говорили, что говорить о ком-то за его спиной — это грех. Это грех. И мы постоянно это делаем, мы постоянно этим грешим.

Господи, прости нас грешных!

Мы согрешаем тем, что очень легко обижаем других людей и очень легко обижаемся сами. Но очень трудно прощаем. Очень трудно прощаем. Хотя нам с вами Господь говорит: «Прощайте! Прощайте — и прощены будете». Каждый день мы помногу раз читаем молитву «Отче наш» или, по крайней мере, должны были бы ее помногу раз читать. Мы произносим слова: «И остави нам долги наша яко же и мы оставляем должником нашим», — то есть: прости нам наши грехи так, как мы прощаем другим людям. Но ведь мы сами-то не прощаем. С трудом прощаем. То есть, тем самым мы себе подписываем приговор. Мы сами, читая эту молитву, тем самым говорим Богу: «Господи, Ты видишь: я не прощаю — и Ты мне не прощай. Вот так, как я не прощаю, так и Ты мне не прощай», — вот ведь что мы произносим. Мы порой тараторим эти слова, не вдумываясь. Давайте сейчас хотя бы вдумаемся. Давайте сейчас хотя бы, перед началом этой Божественной Литургии поймем, что нельзя жить с обидой, нельзя жить с немирным сердцем. Давайте будем молиться, давайте будем сейчас пытаться простить тех, кто обидел нас, и просить у Бога прощения.

Господи, прости нас грешных так, как мы сейчас пытаемся простить согрешившим против нас!

Господь заповедал нам любить врагов наших. Давайте вдумаемся в эти слова: «любить врагов». Павел говорит о любви: «любовь долготерпит, любовь милосердствует, любовь покрывает все, любовь все прощает, любовь не ищет своего», не ищет своей выгоды, какого-то своего интереса. И вот мы так должны относиться к врагам нашим. К тем, кто нам вредит, к тем, кто делает что-то подлое по отношению к нам. Если мы честно посмотрим на свои отношения с людьми, то мы увидим, что мы даже к родным, к близким — то есть, к тем людям, кого мы безусловно должны любить — даже к ним мы так не относимся. Даже в отношении к ним мы бываем жадными, расчетливыми, нетерпеливыми, бескомпромиссными.

Господи, прости нас грешных!

Мы очень часто согрешаем гордыней, тщеславием, самомнением. Мы согрешаем тем, что отягощаем свою душу дурными помыслами, нечистым воображением.

Мы согрешаем и тем, что убиваем свою жизнь своим телесным невоздержанием. Невоздержанием в питье, в пище, в развлечениях, в удовольствиях.

Господи, прости нас грешных!

Родные мои, давайте будем сейчас молиться, давайте будем молиться, просить у Господа прощения за все то, в чем мы действительно виноваты. Давайте будем молиться, просить Его об исцелении от наших духовных и душевных немощей, с которыми мы сами не справляемся. Ведь все то, о чем мы сейчас с вами говорили — в лучшем случае, мы можем видеть в себе это, мы можем сожалеть о том, что в нас это есть, но мы ничего не можем сделать для того, чтобы этого не было. Никто из нас сам не может справиться со своей гордыней, никто из нас сам не может справиться со своей раздражительностью, или гневливостью, или болтливостью, или лживостью. Это невозможно человеку. Но невозможное человеку возможно Богу. Господь может омыть, очистить, исцелить, но только при одном условии: если мы будем этого хотеть, если мы будем этого жаждать, если мы будем к этому стремиться всей своей жизнью. Если мы будем этого хотеть каждой клеточкой своего тела, каждой клеточкой своей души — тогда это обязательно придет. Может, не сразу, не вдруг, но придет. Давайте будем сейчас молиться, просить Господа о том, чтобы Он дал нам сегодня возможность неосужденно подойти ко Святой Чаше, не по нашим заслугам, не по нашим каким-то достоинствам — их просто нет у нас — а исключительно по Его милости, по Его любви.

Давайте будем молиться.

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Prière pénitentielle

Dans ses Mémoires d’espérance qui viennent d’être publiées, Olivier Clément compare la communion à “des grains de feu qui peuvent s’éteindre s’il n’y a pas de vie spirituelle pour les accueillir”.

Dans nos paroisses il y a deux attitudes face à l’Eucharistie – dans beaucoup de paroisses slavophones, russes ou serbes, la communion est rare et doit être précédée d’une préparation spirituelle sérieuse. Dans la plupart des paroisses francophones la communion est fréquente, sinon systématique, ce qui répond mieux aux règles établies par l’Eglise, puisque un clerc – prêtre ou diacre peut être sanctionné s’il assiste à une liturgie sans participer à l’Eucharistie (sans raison valable). Ce qui vaut pour les clercs s’applique avec un peu moins de sévérité aux laïcs. La communion fréquente est donc non seulement un bien, mais elle est nécessaire.

Le danger peut venir d’une certaine forme de banalisation. Une préparation “à la serbe” avec jeûne et préparation intense étalée sur une semaine équivaudrait pour ceux qui désirent communier à chaque liturgie à un carême perpétuel qui ne semble pas recommandable. Une préparation qui se limiterait au seul jeûne eucharistique depuis le samedi-minuit est insuffisante. Nous prions pour que la communion ne nous soit ni jugement, ni condamnation. Pour éviter la banalisation, certaines paroisses russes font précéder chaque liturgie d’une prière pénitentielle qui a un peu l’aspect d’une confession collective, mais n’en est pas une, et ne peut en aucun cas remplacer la confession individuelle. Les fidèles viennent à l’église une demi-heure avant le début de la liturgie et écoutent le prêtre énoncer les fautes que nous commettons tous et demandent pardon à Dieu. Les circonstances font que cette tradition ne peut être instituée que progressivement et en fonction des attentes des paroissiens. Dans notre communauté il semble difficile de la mettre en place, ne serait-ce que pour des raisons simplement matérielles. Dans un premier temps il vous est proposé de lire, si possible le matin, avant la liturgie, une ébauche de prière pénitentielle qui ne sera pas une traduction de celles en vigueur en Russie, mais une adaptation libre en fonction des réalités occidentales. Cette prière pénitentielle n’est qu’une première ébauche, très imparfaite qui sera remaniée et, si possible améliorée avec votre aide. Une “version originale” parmi d’autres est jointe à titre documentaire pour les russophones.

PRIERE PENITENTIELLE

Nous péchons constamment contre Dieu que nous évacuons de notre vie, dont Il est absent parce que cela nous arrange. Dès que nous sommes sortis de l’église, nous vivons comme s’Il n’existait pas. Nous pensons que nous croyons en Lui, mais nous n’en assumons pas les conséquences, et nous portons un contre-témoignage, car le Christ nous demande d’être le sel de la terre, alors que par notre attitude nous permettons à ceux qui ne croient pas, d’attribuer nos défauts à l’Eglise dont nous sommes membres. Si nous croyions vraiment en Dieu, nous serions conscients de Sa présence permanente et nous pécherions beaucoup moins: qui se livre à un excès de vitesse devant un radar, ou commet une infraction devant un représentant des forces de l’ordre, ou dit en face de quelqu’un tout le mal qu’il pense de lui ?Nous péchons contre Dieu quand nous lui accordons beaucoup moins de temps qu’à nos loisirs qui ne sont pas, eux-mêmes, toujours sources de régénération spirituelle, quand nous préférons lire un ouvrage ou une revue médiocres ou regarder une émission tout aussi médiocre plutôt que de consacrer un peu de temps à la prière ou à la lecture des Ecritures.

Nous péchons contre Dieu quand nous oublions de Le remercier quand tout va bien, ou en tout cas, pas si mal. Quand nos prières ne sont qu’un catalogue de requêtes égoïstes.

Nous péchons contre Dieu quand nous avons peur de l’avenir, parce que nous manquons de confiance en Lui.

Nous péchons contre Dieu quand nous Le tenons pour responsable des malheurs qui nous arrivent ou des épreuves que nous traversons et Lui en voulons pour cela. Nous ne comprenons pas que les épreuves sont nécessaires à notre progression. Un enfant n’apprend pas à marcher en un jour, il affronte des difficultés, il tombe avant de se relever. Il en va de même dans la vie spirituelle. Ayons la force de remercier Dieu pour les épreuves qui nous permettent de nous relever.

Nous péchons contre Dieu quand nous Lui adressons des prières automatiques, sans réfléchir à ce que nous Lui disons, comme si nous accomplissions un devoir qui devrait Le satisfaire. Nous péchons quand nous pensons que notre présence aux offices est un sacrifice, alors que ce devrait être l’inverse.

Nous péchons contre Dieu quand nous oublions à quel point nous sommes pécheurs, quand nous perdons la conscience de nos fautes et estimons que nous ne sommes pas si mauvais que cela. Nous péchons quand nous demandons le pardon de nos fautes sans demander notre guérison, car cela impliquerait des changements dans notre vie que nous ne sommes pas prêts à assumer.

Nous péchons contre Dieu quand nous essayons de trouver des justifications à nos manquements envers Lui et envers les hommes, quand nous nous mettons nous-mêmes et notre bien-être au centre de nos préoccupations et ne voyons dans notre prochain qu’un instrument à notre service.

Pardonne-nous, Seigneur, de ne pas T’aimer de tout notre coeur, de toute notre âme et de tout notre esprit et envoie-nous Ton Esprit pour nous guérir de nos infirmités, car nous ne pouvons rien sans Ton aide.

Nous péchons constamment contre les hommes et contre nous-mêmes quand nous nous mettons en colère, quand nous restons indifférents aux souffrances des autres ou essayons de ne pas les voir pour ne pas être gênés dans notre confort personnel.

Nous péchons contre les hommes et contre Dieu quand nous jugeons notre prochain. Nous ne nous rendons pas compte de ce que nous demandons dans la prière du Seigneur. En disant: “pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés”, nous signons notre condamnation. Pardonne-nous, Seigneur, comme nous essayons de pardonner notre prochain. Nous péchons aussi quand nous oublions les bienfaits dont nous avons bénéficié de la part de notre prochain, alors que nous gardons en mémoire la moindre vexation que nous avons subie.

Nous péchons contre notre prochain lorsque nous le jugeons et condamnons ses fautes même réelles ou passons en revue ses faits et gestes en son absence. Pardonne-nous, Seigneur, accorde-nous la maîtrise de nos paroles, et la sagesse de ne dire d’autrui que ce que nous serions capables de lui dire en face. Cham n’avait pas inventé la nudité et l’état d’ébriété de son père Noé, mais il n’en a pas moins été maudit pour s’être moqué de lui.

 Nous péchons contre Dieu, notre prochain et nous-mêmes, car nous détruisons l’image de Dieu en nous quand nous éprouvons de l’envie, quand nous éprouvons une joie mauvaise à la vue des défauts ou des échecs de notre prochain.

 Nous péchons contre notre prochain quand nous ne parvenons pas à aimer ceux qui nous ont fait du mal. Pardonne-nous, Seigneur, et donne-nous la force au moins de ne pas les détester.

Nous péchons contre nous-mêmes, lorsque poussés par notre orgueil, nous voulons à tout prix avoir raison.

            Prière du père Alexandre Men’:

            “Seigneur, délivre-nous du désir d’éviter les vexations, d’imposer nos opinions, de voir nos conseils acceptés, d’être félicités, d’être loués, d’être respectés, d’être les premiers, d’être aimés, délivre-nous de la peur d’être négligés, d’être soupçonnés, de ne pas être reconnus, d’être mal compris, d’être rejetés, d’être calomniés, d’être humiliés, d’être ridiculisés. Aide-nous, Seigneur, à accepter avec amour et à supporter que d’autres soient mieux considérés que nous, que l’on ne nous remarque pas alors que d’autres ont des marques d’attention, que nous n’ayons pas la première place, que l’on nous préfère d’autres personnes, … Accorde-nous, Seigneur la grâce de l’humilité et de l’amour”.

Nous péchons contre Dieu et contre nous-mêmes quand nous éprouvons de la vanité, de la suffisance, quand nous avons des pensées impures, quand nous employons des mots choquants alors que nous aurons à répondre de toute parole que nous aurons prononcée, quand nous nous livrons à des excès en tous genres dans les domaines de l’alimentation, de la boisson ou des distractions alors que ces excès détruisent notre vie sur les plans matériel et spirituel.

Nous péchons contre Dieu, contre notre prochain et contre nous-mêmes quand par notre négligence ou notre consommation excessive nous contribuons à la destruction de la planète qui nous été confiée par Dieu, ou à l’appauvrissement des populations qui sont déjà pauvres.

Nous savons que nous sommes faibles et que nous ne pouvons rien faire sans Ton aide, Seigneur. Envoie-nous Ton Esprit afin qu’Il nous guide dans notre vie, qu’Il nous guérisse de nos infirmités et nous permette de communier aujourd’hui sans que cela nous soit un jugement ou une condamnation.

Prière pénitentielle.

La prière pénitentielle qui a été proposée pendant le carême pour permettre, entre autres, une meilleure préparation à la communion a été parfois perçue comme culpabilisante. C’est un bien si l’on ne reste pas au seul aspect culpabilisant qui n’est qu’un moyen pour aider à progresser dans la vie spirituelle.

Cette prière est une liste très incomplète des péchés que nous commettons tous à un moment ou un autre, parfois en permanence. Elle est un rappel douloureux de notre situation de pécheurs. Les Ecritures insistent sur les deux commandements essentiels – il faut aimer Dieu et aimer son prochain. Tous les autres commandements en découlent. Si l’on s’en tient à une vision superficielle de notre situation, la conclusion est que nous ne nous en tirons pas si mal. Dans les milieux chrétiens, à de très rares exceptions près, qui va penser ou dire qu’il n’aime pas Dieu et qu’il n’aime pas son prochain ? A la rigueur, il n’est pas trop difficile d’admettre que l’on n’aime pas trop un prochain concret. Si on l’admet, on ajoute immédiatement les raisons objectives pour lesquelles ce prochain n’a que ce qu’il mérite – de notre part. Il y deux types de christianisme – l’un qui apaise, qui tranquillise, qui n’incite pas trop à se poser de questions, en un mot qui endort. C’est l’attitude du frère de l’enfant prodigue, c’est celle du jeune homme riche qui observe les commandements et demande au Christ ce qu’il faut faire de plus pour obtenir le Royaume. Il y a un autre christianisme qui est beaucoup plus dérangeant, qui nous place constamment devant nos responsabilités, qui nous met dans une situation d’instabilité permanente. C’est le vrai christianisme, mais nous avons une sainte horreur de l’instabilité, du déséquilibre qu’elle engendre. Nous voulons des résultats concrets et définitifs, nous avons soif de compliments et de signes qui nous indiquent que nous sommes sur la bonne voie. Or rien n’est acquis définitivement. La vie spirituelle est un combat permanent, elle exige un travail sur soi constant dont on ne voit pas la fin. C’est le contraire du repos, c’est l’inverse de ce à quoi tout le monde aspire naturellement.

Dans son immense sagesse l’Eglise-institution prévoit des plages d’activité spirituelle plus intense – les carêmes, les mercredis et les vendredis, c’est à dire près de la moitié de l’année, et des plages de repos relatif, parce que personne n’est capable de fournir des efforts intenses et continus sur toute une vie. Et si quelqu’un était capable de le faire, il y aurait de fortes chances pour qu’il sombre dans l’orgueil. C’est l’orgueil qui a fait tomber le premier homme. L’attitude chrétienne, c’est de prendre conscience de nos innombrables fautes, c’est aussi d’avoir l’humilité des saints qui ont compris que seuls, sans l’aide de l’Esprit, nous ne sommes capables de rien. En cas d’amélioration, le seul mérite que nous puissions nous attribuer est celui d’avoir laissé l’Esprit agir par notre intermédiaire. Cela va contre notre nature profonde et ce n’est pas gratifiant. Cela ne devient gratifiant que lorsque nous avons procédé à une révision complète de nos valeurs, quand nous sommes passés d’un christianisme de confort à un christianisme authentique. Le Christ nous a avertis – la voie est étroite, le chemin est difficile, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Le but qui nous est fixé est impossible à atteindre. Mais ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu. Il pallie nos insuffisances. Nous sommes aussi infiniment imparfaits que Dieu est parfait. Acceptons l’aide que Dieu offre en permanence et laissons agir l’Esprit Saint en nous. Nous n’atteindrons jamais la perfection, mais nous avancerons sur la bonne voie. Il y aura des chutes et des rechutes. Si notre progression nous paraît facile, c’est que nous faisons fausse route, mis à part quelques instants trop rares de grâce particulière qui sont donnés pour permettre de tenir. Demandons à l’Esprit la force de ne pas dévier, d’accepter les chutes comme un mal nécessaire pour nous rappeler notre imperfection. La notion de repos éternel suppose que, de notre vivant, le repos sur le plan spirituel n’est pas vraiment prévu. Et n’oublions pas que le Christ n’est pas venu pour ceux qui se prétendent justes, mais pour ceux qui se reconnaissent pécheurs.

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Appel des apôtres Lc 5, 1-11

Les quatre évangélistes, rapportent, chacun à sa façon, comment le Christ a choisi Ses premiers disciples, comment Il a choisi ceux qui allaient devenir les douze apôtres. Les différences entre chacun de leurs récits peuvent dérouter. Les détracteurs du christianisme mettent souvent l’accent sur les apparentes contradictions qu’il est possible de déceler dans les récits évangéliques. L’Evangile d’aujourd’hui en est un exemple. D’après l’évangéliste Luc, l’appel des premiers apôtres s’est fait en plusieurs étapes, qui ne se présentent pas dans le même ordre que celui observé par les trois autres évangélistes, eux, témoins directs. Le récit de l’évangéliste Luc est un peu confus. Il écrit que la vie publique du Christ a commencé en Galilée, entre autres, à Capharnaüm, puis qu’elle s’est poursuivie à Nazareth où Il a été plutôt mal accueilli. Ses anciens voisins s’étonnaient d’entendre prêcher le fils de Joseph, un simple charpentier. Les futurs apôtres Simon-Pierre et son frère André avaient semble-t-il déjà écouté l’enseignement du Christ, et avaient du se faire remarquer par Lui, puisqu’il est écrit qu’au cours de Son deuxième passage à Capharnaüm, antérieur à l’appel des apôtres, Le Christ est entré chez Pierre et a guéri sa belle-mère. Ce n’est qu’un peu plus tard, d’après l’évangéliste Luc, que le futur Pierre abandonnera son bateau de pêcheur pour suivre le Christ, ainsi que Jacques et Jean. C’est ce qui est raconté dans l’extrait de l’Evangile d’aujourd’hui. Il n’est, curieusement, pas fait mention d’André, le frère de Pierre, dont l’évangéliste Jean affirme que c’est lui qui est allé chercher Pierre pour le présenter à Celui qu’il appelle, déjà, le Messie. Et dans notre tradition, l’apôtre André est appelé « le premier appelé ». Les évangélistes Matthieu et Marc, eux, résument l’appel en rapportant que le Christ, marchant au bord du lac de Galilée, vit deux frères Pierre et André en train de jeter des filets dans la mer et leur demanda de Le suivre, puis fit de même en voyant deux autres frères, Jacques et Jean et leur demanda également de Le suivre.

Quatre évangélistes racontent le même événement, et nous avons trois versions différentes. C’est troublant, même si le résultat final est le même. Ces différences rendent, en fait, le récit plus véridique. Un récit identique aurait été suspect. Nous savons à quel point le témoignage humain est fragile et faillible. Chacun a sa perception des événements, et donc, les récits d’un même événement peuvent différer. De plus, les Evangiles n’ont été diffusés en version écrite qu’après avoir été transmis oralement, sur au moins deux générations. La diffusion orale était la tradition dans le judaïsme. Et les premiers chrétiens étaient majoritairement juifs. De plus, l’apôtre Luc qui a fait œuvre d’historien, a interrogé les témoins directs, assez longtemps après les événements décrits dans son Evangile. L’essentiel n’est donc pas la précision et la chronologie des faits matériels rapportés, mais l’enseignement qui en découle. Il n’y a pas de contradictions dans la transmission des paroles, dans la transmission de l’enseignement du Christ. C’est pour cette raison que les Evangiles, le Nouveau testament sont le fondement de notre foi.

Ce que nous pouvons retenir, c’est que les premiers disciples et apôtres ont été des hommes simples, des pêcheurs, qui ont abandonné leur travail pour suivre le Christ. C’est Lui qui les a choisis, c’est Lui qui leur a demandé de Le suivre. Il S’est adressé également à des lettrés. Un collecteur d’impôts, comme Matthieu, n’était pas un travailleur manuel.

Nous aussi, dans notre diversité, indépendamment de notre niveau de connaissances – les théologiens ne sont pas toujours les mieux placés – sommes appelés par le Christ, mais cela se fait généralement plus discrètement que cela ne l’a été pour les apôtres. Et tout le monde n’a pas la grâce, qu’a eue le futur apôtre Paul sur le chemin de Damas, quand le Christ S’est adressé directement à lui. Cette intervention lui a fait perdre momentanément la vue – preuve qu’il a vu Dieu.

Les cas d’intervention directe de Dieu sont très rares. Dans la plupart des cas, Il se manifeste indirectement, par le biais de rencontres, par le biais d’événements qui doivent être décryptés avec les « yeux de l’intelligence », comme il est dit au cours de la liturgie.

Soyons donc attentifs à ces signes qui exigent du discernement et donc une analyse permanente de tout ce qui nous arrive et de tout ce que nous pouvons observer autour de nous.

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Attention ! Des modifications ont été apportées au calendrier prévisionnel des offices. Des précisions seront apportées ultérieurement pour la soirée-concert et repas « de Noël » avec les autres communautés chrétiennes de Saint-Prix, ainsi que pour le pélerinage commun avec la paroisse catholique de Saint-Prix à l’occasion de la fête du Saint qui est commun aux deux Eglises.

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Dimanche de Thomas, Saint-Prix octobre 2019

 L’apôtre Thomas que nous fêtons aujourd’hui est injustement associé à l’incrédulité, au doute, au manque de foi, même si ce manque de foi a été largement partagé par les autres apôtres. Tous les témoins de la Résurrection du Christ « ont cru, parce qu’ils ont vu », pour reprendre les paroles du Ressuscité. Mais, avant Thomas, les autres apôtres avaient commencé, eux aussi, par douter. Le Christ ajoute que « bienheureux sont ceux qui ont cru, sans avoir vu » – c’est de tous les chrétiens de l’histoire de l’humanité qu’il est question. Les apôtres et disciples du Christ ont partagé leur foi avec les deux ou trois générations qui ont suivi la leur, générations qui ont eu le privilège de recevoir la Bonne nouvelle de la bouche de témoins directs.

A la Pentecôte, le Christ a envoyé l’Esprit Saint sur Ses disciples pour ouvrir leurs yeux spirituels. Cette Pentecôte est renouvelée à chaque baptême, au moment de la chrismation, comme cela se pratique dans l’Eglise orthodoxe. Mais contrairement au Tentateur, même quand Il ouvre les yeux de l’homme, Dieu ne lui force jamais la main, et reste discret, lui laissant toujours le choix, car Il respecte toujours sa liberté.

La mort du Christ sur la Croix aurait pu être suivie d’une résurrection immédiate, et la foule qui avait assisté au supplice n’aurait alors pas eu d’autre choix que de croire en Sa divinité. La nouvelle de la Résurrection s’est, au contraire, propagée lentement, en plusieurs étapes. Elle a été d’abord révélée aux femmes myrrhophores, puis, preuves physiques à l’appui, au premier cercle des disciples, qui s’est ensuite élargi. Dieu S’est fait moins discret, il fallait permettre à ceux qui avaient perdu la foi de la retrouver, et de les aider à la renforcer. Mais cela n’a pas été un phénomène de masse. Toute la population de la Palestine ne s’est pas convertie.

Pour nous, 20 siècles plus tard, c’est encore moins simple. Il nous est beaucoup plus difficile d’avoir une foi véritable, même si « l’Esprit vient en aide à notre faiblesse, car nous ne savons pas comment prier comme il faut », même « s’Il intercède pour nous en gémissements inexprimables » – comme il est écrit au chapitre 8 de l’épître de Saint Paul aux Romains. Encore faut-il entendre l’Esprit pour l’écouter, et en avoir la volonté.

Créés à l’image de Dieu, nous sommes libres, comme le premier homme. Il a perdu sa ressemblance avec Dieu et nous avons reçu cette perte en héritage, tout en conservant la possibilité de retrouver cette ressemblance. Mais sans la foi et la volonté, nous ne pouvons acquérir le discernement qui permet d’entendre ce que l’Esprit nous suggère, et de ce fait, nous aide à ne pas succomber aux tentations du Malin. Lui, ne fait pas dans la discrétion. Le Malin est un séducteur, et ce qu’il suggère semble plus attrayant et n’exige pas d’efforts. En l’écoutant, en nous laissant tenter, nous reproduisons la faute d’Adam. En écoutant l’Esprit, nous n’échappons ni à la maladie, ni à la mort, mais retrouvons un semblant de ressemblance avec Dieu.

Le père Nikon, un hiéromoine russe du siècle dernier, a écrit dans une lettre à ses enfants spirituels, que « tout ne se passe pas comme nous le désirons et pourtant, le Seigneur dirige les pas de ceux qui cherchent le salut, mais Il ne le fait pas comme nous le souhaiterions ». Cela signifie que dans le domaine spirituel rien n’est facile. Ce qui nous est proposé va à l’encontre de notre nature déchue. Et le Christ nous a avertis – la voie qui mène au Royaume est étroite.

L’acquisition du discernement est difficile. Seule l’aide de l’Esprit la rend possible. Le hasard n’existant pas, aucune rencontre, aucun événement de notre vie, ne sont fortuits. Nous avons des choix à faire en permanence. Préférons-nous Dieu ou le Monde, dont le Malin est le prince ? Dans ce qui nous arrive, dans les épreuves que nous pouvons traverser, il est difficile de voir ce qui est voulu ou ce qui est toléré par Dieu, et nous avons tendance à Lui en vouloir pour nos souffrances, soit parce que nous pensons à tort qu’Il est à leur origine, soit parce que Il ne les a pas empêchées. L’on en revient toujours à cette liberté totale que Dieu laisse à l’homme pour ses choix de vie. Nous pouvons être les victimes du choix des autres, ou être nous-mêmes les artisans du malheur de notre prochain. « Les malheurs et les maladies – ajoute le père Nikon, aident l’homme à s’arracher à la vanité du monde et à se rapprocher de Dieu ». A nous de travailler sur nous-mêmes pour en prendre conscience et l’accepter. A nous de tendre l’oreille et d’ouvrir les yeux pour que l’Esprit puisse nous guider dans notre vie.

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Clôture de l’Exaltation de la Croix Saint-Prix, septembre 2019

 C’était hier la clôture de la fête de l’Exaltation de la Croix qui commémore la découverte par Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, de la croix sur laquelle le Christ a été crucifié.

Au cours de la cérémonie de baptême, le célébrant met une croix au cou du baptisé en prononçant les paroles suivantes du Christ : « Si quelqu’un veut venir à Ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il Me suive ». Tout chrétien orthodoxe fait fréquemment le signe de la croix qui est au centre de la vie des chrétiens.

Le supplice de la croix, que le Christ a portée sur le chemin du Golgotha, est la conséquence d’un jugement rendu par les autorités religieuses et non civiles, de l’époque. Le Christ a été insulté par la foule qui L’avait acclamé auparavant. Il a reçu des crachats, a été battu, avant d’être soumis à une mort, considérée comme infâmante.

Pour quelle raison fête-t-on alors la Croix ? Sans la Croix, sans la mort du Christ, il n’aurait pu y avoir Sa Résurrection qui justifie notre foi et annonce la nôtre, à la fin des temps. Mais quelle croix le Christ nous appelle-t-Il à porter ? Il ne nous est pas demandé de rechercher des épreuves, de rechercher la souffrance et la mort. Il ne nous est pas demandé de rechercher le martyre. Il nous est demandé d’accepter, en essayant de progresser sur le plan spirituel, les maladies – sans oublier toutefois de les soigner, d’accepter les contrariétés, les épreuves, les injustices que nous pouvons subir. Et s’il ne faut pas rechercher la souffrance pour soi, en guise de mortification, il faut encore moins l’accepter pour les autres. Quand notre prochain souffre, même si nous ne l’apprécions pas, il est indispensable d’essayer de le soutenir, de lui venir en aide, de soulager sa souffrance. Quand un chrétien est témoin d’une injustice, il n’a pas le droit de détourner le regard, sous prétexte que cela peut être bénéfique, sur le plan spirituel, pour celui qui en souffre.

Saint Nectaire d’Egine, un grand saint grec de la deuxième moitié du 19-ème siècle et du début du 20-ème, a porté une croix à multiples facettes. Enfant, il a vécu dans une grande pauvreté et a quitté sa famille à l’âge de 13 ans pour travailler à Constantinople, chez un patron qui lui a mené la vie dure. Il a commencé à enseigner en école primaire à 16 ans, et a continué jusqu’à l’âge de 29 ans, quand il est entré dans un monastère, prenant le nom de Lazare, l’ami que le Christ avait ressuscité. Et le nom de baptême du futur Saint Nectaire était Anastasios, qui signifie « résurrection » – double symbole. Il a alors entamé une vie en Eglise, en tant que diacre, puis prêtre, puis évêque. Il n’a pas été martyrisé physiquement, mais après avoir connu une courte période faste auprès du Patriarche d’Alexandrie, il a porté une lourde croix avec humilité, sans se révolter. Victime de graves calomnies, il a été brimé par sa hiérarchie ecclésiale au plus haut niveau, jusqu’à sa mort. A cette croix s’est ajoutée la maladie. Son humilité et les croix, qu’il a portées, en ont fait un saint. Deux premiers miracles se sont produits le jour de sa naissance au ciel : un parfum émanant du corps du défunt s’est répandu dans sa chambre d’hôpital et a continué d’être perçu pendant six mois. Une infirmière, qui s’occupait des soins de sa dépouille, a jeté la chemise de saint Nectaire sur le lit voisin, occupé par un paralysé. Cet homme a immédiatement retrouvé l’usage de ses membres.

La croix que nous sommes amenés à porter, si elle est très lourde, peut mener au désespoir. Un chrétien doit être conscient que cette croix, s’il l’accepte, ouvre les portes du Royaume, à condition qu’elle soit portée avec humilité. C’est plus facile à comprendre qu’à accepter. C’est le travail de toute une vie.

Toute ressemblance avec des événements passés ou présents est tout sauf fortuite …

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Nativité de la Mère de Dieu   Septembre 2019

 Sans Pâques, la fête des fêtes, sans la Résurrection du Christ, notre foi serait vaine, a écrit l’apôtre Paul. Ce qui est devenu le christianisme n’aurait pas survécu à la mort de son fondateur, et l’apôtre Paul serait resté dans l’histoire un persécuteur zélé des premiers et derniers chrétiens.

Pour que le Christ meure et ressuscite, il a fallu qu’Il S’incarne, qu’Il Se fasse homme en naissant d’une femme. Et cette femme devait à la fois être la plus proche possible de la perfection, tout en restant complètement humaine, et il fallait qu’elle consente, en toute liberté, à coopérer avec Dieu. Dans notre Eglise, il est dit qu’elle est « toute-pure », « sans tâche » ou « immaculée » – les expressions sont synonymes. Pour justifier le choix de Dieu et tenter de rationnaliser ce qui n’est pas rationnel et défie les lois de la nature, il a été promulgué en Occident, en 1854, le dogme de l’immaculée conception de la Mère de Dieu. Ce dogme affirme que contrairement à tous les autres êtres humains, la Mère du Christ aurait été affranchie du péché originel dont a hérité l’humanité à la suite de la faute d’Adam. Quand le premier homme a désobéi à Dieu et a voulu acquérir la connaissance, sans l’aide de Dieu, il a commis le premier péché et s’est chassé lui-même du paradis. Il est alors devenu mortel, sujet aux maladies et faible. Il nous a légué cet état dégradé. Comme lui, nous sommes mortels, comme lui, nous sommes sujets aux maladies et dramatiquement faibles dans notre lutte contre le mal. Il nous est plus facile de succomber aux tentations du Malin que de respecter les commandements de Dieu, même si nous avons gardé l’image de Dieu, et donc notre liberté de choix entre le bien et le mal. En revanche, nous avons perdu une grande partie de la ressemblance avec Lui. Dieu n’a pas empiété sur la liberté du premier homme, Il n’ a pas empiété sur celle de la Mère de Dieu et Il n’empiète pas plus sur la nôtre.

Retrouver la ressemblance avec Dieu est le travail de toute une vie – il nous est demandé « d’être parfaits comme Dieu est parfait ». Le premier homme était programmé pour l’acquisition de la perfection, mais à certaines conditions – l’obéissance et une profonde humilité, qui suppose la reconnaissance de sa dépendance de Dieu. La connaissance était et reste une grâce. L’être humain ne peut l’acquérir par ses seules forces, il a besoin de l’aide de l’Esprit. S’il pense être capable de l’acquérir seul, il reproduit le péché d’Adam.

Quand l’ange Gabriel fait son annonce à Marie, quand il lui annonce ce qui va lui arriver, elle ne comprend pas de quoi il s’agit. « Réjouis-toi, toi qui as la faveur de Dieu – est –il écrit dans l’Evangile de Luc, le Seigneur est avec toi ». L’évangéliste ajoute « qu’elle fut très troublée, se demandant ce que pouvait signifier cette salutation ». Son humilité ne lui a pas permis de comprendre pour quelles raisons « elle avait la faveur de Dieu ». Et quand il lui est annoncé de surcroît « qu’elle va donner naissance à un fils, appelé Fils du Très-Haut », elle comprend encore moins, et demande comment cela est possible, alors qu’elle est vierge et pas encore mariée. Il lui est répondu que « rien n’est impossible à Dieu ».

La future Mère de Dieu était libre de refuser ce qui lui paraissait complètement irréaliste. Sa foi lui fait alors répondre : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe comme tu me l’as dit ». Elle a utilisé, avec des mots un peu différents, ceux du Christ, dans la prière qu’Il va nous léguer : « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». La Mère de Dieu s’est pliée à la volonté divine, ce que, nous autres, avons tant de mal à faire.

Les traits de caractère qui ont fait porter le choix de Dieu sur une jeune fille, en apparence ordinaire, sont une profonde humilité et l’obéissance. C’est en raison de cette humilité qu’il y a si peu de renseignements biographiques sur la Mère de Dieu dans les Evangiles. Les textes des offices des fêtes mariales sont inspirés en grande partie par les évangiles apocryphes, des évangiles non canoniques, transmis oralement, comme c’est la tradition dans le judaïsme. Dans ces évangiles, il est davantage question de la Mère du Christ.

Lors de ces fêtes, l’Eglise propose la lecture de l’Evangile de Luc, où il est question de la visite rendue par le Christ à son ami Lazare et de Sa rencontre avec Marthe et Marie, les sœurs de son ami.

Il est légitime de se demander quelle est la raison du choix de ce texte. Quel est le rapport entre la Mère du Christ et ces deux femmes – l’une qui s’occupe du matériel et l’autre qui écoute la prédication du Christ avec attention ? Une des réponses possibles est que la Mère de Dieu est un mélange de ces deux femmes – elle a assuré l’intendance tout au long de la vie du Christ, pendant Son enfance et avant Sa vie publique, puis sans doute après, et elle a été plus qu’attentive à Son enseignement. Elle a concilié le matériel et le spirituel et s’est approchée le plus possible de la perfection.

Cette quasi-perfection, et la protection accordée à ceux qui la lui ont demandée tout au long des siècles, justifient la vénération dont la Mère de Dieu est l’objet au sein des Eglises catholique et orthodoxe. C’est pour cette raison que l’Annonciation, la Présentation au Temple de la Mère de Dieu, sa Dormition, et aujourd’hui sa Nativité sont des fêtes majeures. Et c’est aussi pour tout cela que tant d’icônes manifestent sa présence dans les églises et les foyers chrétiens.

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Calendrier prévisionnel 2019-2020

Calendrier prévisionnel des offices en 2019-2020

Les modifications sont en rouge (offices du 4/5 janvier supprimés, offices du 11/12 janvier ajoutés, offices du 18/19 janvier supprimés

Sauf mention contraire, les liturgies dominicales commencent à 10h00 et sont précédées, le samedi soir, par des vêpres qui commencent à 18h00. Les veilles de fêtes l’on célèbre des vigiles (vêpres suivies de matines) qui commencent également à 18h00.

Septembre :  samedi 7, Assemblée Générale Extraordinaire de l’Archevêché (vêpres    supprimées)

dimanche 8 : liturgie suivie d’agapes. Vêpres de la Création après les agapes.

samedi 21, dimanche 22

Octobre :    samedi 5, dimanche 6

samedi 19, dimanche 20

Novembre :   samedi 2, dimanche 3

samedi 16, dimanche 17

samedi 30 : vêpres

Décembre :  dimanche 1-er : iturgie

vendredi 13 : dîner-concert de Noël œcuménique à Eaubonne.

(Précisions ultérieurement)

samedi 14, dimanche 15

mardi 24 : offices de la Nativité à 20h30

Janvier :   samedi 11, dimanche 12 report de la Théophanie

samedi 25 –  Vêpres supprimées : pèlerinage commun avec la paroisse catholique, dans l’après-midi, à l’occasion de la fête de saint Prix, évêque de Clermont. Liturgie dimanche 26 à l’heure habituelle

(Précisions ultérieurement)

Février :      samedi 1-er : vigiles, dimanche 2 : Fête paroissiale (Sainte Rencontre)

samedi 22, dimanche 23

Mars :       dimanche 1-er : (liturgie à Troyes) vêpres du Pardon à Saint-Prix : 18h30

mercredi 4 ou jeudi 5 : Grand canon de Saint André de Crête (heure à fixer)

samedi 7, dimanche 8

mercredi 11 : liturgie des Présanctifiés (heure à fixer) ?

samedi 21, dimanche 22

Avril :       samedi 4 : office de l’onction des malades, et dimanche 5

samedi 11, dimanche 12 : Fête des Rameaux

Jeudi Saint 16 avril (19h00)

Vendredi Saint 17 avril (19h00)

samedi 18 : offices de Pâques à 20h30

 

 

 

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